

1965.
UNE BASE ISOLÉE. UN RAPPORT SECRET.
CE QUI ATTENDAIT DANS L'OMBRE
NE FIGURAIT SUR AUCUN PLAN.
[ CLASSIFICATION PUBLIC AVERTI 18+ ]
épisode 1
KRASNAÏA-0


Une nuit de pleine lune.
Pas vraiment le cadre idéal pour une infiltration réussie.
Il régnait le genre de clarté froide qui transforme chaque silhouette en cible sur cette blancheur immaculée. Mais les nuages tenaient encore, épais et bas, avalant la lune depuis des heures. À condition de ne pas traîner. La neige tombait doucement, des flocons épais et lents absorbaient les sons.
ATLAS était à plat ventre sur le toit d'un transformateur électrique désaffecté, deux cents mètres au nord du périmètre. Il avait fait les deux kilomètres depuis son point de largage en vingt-deux minutes, à travers les bois, en rase-mottes dans la neige fraîche, sans laisser plus de trace qu'il n'était nécessaire.


À deux cents vingt centimètres et cent quarante kilos de muscles compacts gainés dans une combinaison furtive, le gorille à dos argenté était pourtant capable d'une discrétion qui défiait toute logique anatomique. C'était là son talent premier — pas la force, pas la résistance, mais cette façon qu'il avait de plier sa masse à des espaces qui n'étaient pas faits pour elle.
ORDRE DE MISSION : Récupération d'Intels - Niveau Prioritaire
Configuration légère, pas de frappe, pas d'extraction musclée. Une arme de poing silencieuse à la ceinture, un couteau au mollet gauche. Krasnaïa-0 était classifiée centre de recherche. Au cœur du territoire de l'Union, à mille kilomètres de toute frontière — personne n'attaquait ici. Personne n'était censé pouvoir. Des chercheurs, des techniciens, une poignée de gardes pour la forme. Pas de caserne.
Il approcha par l'arc nord-est pour éviter les miradors de façade. Il scrutait le mur d’enceinte en surveillant sa montre. Deux gardes. Deux ours.

Il les avait repérés dès son arrivée sur position, l’un en faction côté est, l’autre en ronde nord-ouest, les deux en capotes réglementaires, les fusils portés avec la désinvolture de quelqu’un qui ne s’attend à rien.
Rotation réduite.
Conforme au briefing. Les nuages couvraient encore la lune.
Il approcha par l'arc nord-est pour éviter les miradors de façade. Il scrutait le mur d’enceinte en surveillant sa montre.
Deux gardes. Deux ours.
Il les avait repérés dès son arrivée sur position, l’un en faction côté est, l’autre en ronde nord-ouest, les deux en capotes réglementaires, les fusils portés avec la désinvolture de quelqu’un qui ne s’attend à rien.
Rotation réduite. Conforme au briefing.
Les nuages couvraient encore la lune.

Dans vingt minutes environ, si ça tenait, la couverture se déchirerait sur l’ouest et l’installation se retrouverait baignée d’une clarté froide. Pas idéal pour traverser une cour. Il attendit le cycle complet. La ronde nord-ouest mettait onze minutes. Il compta deux fois pour être sûr. Onze minutes trente la deuxième fois — le froid ralentissait les jambes. Il nota la brèche dans le grillage nord, à cent mètres. Elle n’avait pas été colmatée. Il régla sa montre.
Un grésillement sec perça le silence dans l'oreille du gorille :


— MIRAGE: "Quatre minutes."
Pas de question. Juste le chiffre. Posé là comme une pierre.
— ATLAS: "Je sais."
— MIRAGE: "Les gardes ?"
— ATLAS: "Deux. Des ours. Fusils en bandoulière. Ils se les gèlent."
— MIRAGE: "Les nuages tiennent ?"
— ATLAS: "Encore dix minutes, peut-être douze..."
— MIRAGE: "Alors t'as rien à attendre. T'as déjà ta fenêtre d'action."
Il la connaissait depuis qu'elle lui arrivait à l'épaule. Elle venait de dire ça avec la voix qu'elle prenait quand elle avait quelque chose à taire.
— ATLAS: "Crache le morceau."
Un temps.
— MIRAGE: "Je la sens pas. Voilà. Je la sens pas cette mission."
Un silence. Le souffle blanc de la fréquence ouverte.
— ATLAS: "Garde ça pour le rapport. On en reparle au debriefing avec le Vieux."

Il n'ajouta rien. La lionne non plus. Dans l'oreillette, le souffle blanc reprit — régulier, neutre, le silence propre d'une fréquence qui attend.
Ce qui n’était pas dans le briefing, c’était cette sensation — pas de l’instinct, il détestait ce mot, ce qu’il impliquait, ce qu’il réveillait — mais une arithmétique silencieuse, froide, le genre de calcul que vingt-deux ans de terrain déposaient dans les os sans demander la permission.
Les deux gardes étaient là, conformes, leurs cycles précis. Mais les bâtiments autour d’eux étaient morts. Pas une lumière aux fenêtres de laboratoire à cette heure. Pas une odeur de fumée de chauffage. Deux individus qui marchaient sur un site qui devait en abriter des dizaines, et autour d’eux, le silence de quelque chose qui avait été vidé. Ce vide-là était fabriqué.
Il glissa du toit comme une ombre liquide, sans bruit. Il resta accroupi une seconde dans l'ombre du transformateur, les mitaines remontées sur les paumes, les doigts libres malgré le froid. Une vieille règle qu'il s'était fixée lui-même : les doigts nus sentent mieux les surfaces, le métal, les vibrations imperceptibles dans les structures. Il avait renoncé aux gants complets depuis longtemps. Le confort n'était pas une priorité opérationnelle.

Il avança. La neige continuait de tomber, douce et indifférente, couvrant ses traces presque aussi vite qu'il les formait. Il traversa les cinquante premiers mètres en arc large — assez pour rester hors du cône du mirador nord-est, pas assez pour perdre du temps. Les barbelés arrivèrent vite. Torsion de l'épaule, glissement, la neige dans le dos, relevé immédiat. Huit secondes. Il ne marqua pas de pause. Le mur d'enceinte était à dix mètres.
Il prit appui sur la brique, se propulsa, une main sur le faîte — et retomba de l'autre côté sans un bruit. Il resta immobile trois secondes. Les nuages tenaient encore. La cour était dans l'ombre. Pas pour longtemps. Il balaya les environs du regard. La neige dans cet angle mort était vierge. Les rondes ne passaient pas par là.
Un troisième garde était à cent quarante mètres. Dos tourné. L'ours tirait nonchalament sur sa cigarette.
ATLAS ne lui laissa pas le temps d’entamer sa demi-rotation. Un bras derrière la nuque, le poids du corps dans la chute contrôlée, le sol sourd sous cent quarante kilos. Deux secondes. Il fut inconscient sans avoir eu le temps de comprendre qu’il était en danger. ATLAS vérifia le pouls — présent, fort. Il le traîna dans le renfoncement entre deux bâtisses. Bâillonné et mains liées. Il récupéra les clés accrochées au ceinturon. La cour était vide.
— ATLAS: "Hostile neutralisé. Je continue vers l'objectif."
— MIRAGE: "Bien reçu ATLAS."
Il continua.
Le bâtiment D était à cent mètres à peine, brique sombre et béton nu, fenêtres grillagées en rez-de-chaussée, une rangée de fenêtres à battants au deuxième niveau côté nord. Il longea le mur d'enceinte nord au pas de course, dos collé aux briques glacées, les paumes à plat sur la surface — il sentait le froid s'insinuer à travers le tissu de la combinaison, cherchant les épaules, les cervicales. Il ignorait le froid depuis tellement d'années que ce n'était même plus un effort conscient. Le Cartel du Sud lui avait donné la chaleur pour berceau. Ses nombreuses missions sur le territoire de l'Union lui avaient appris à s'en passer.

Il arriva dans une ruelle à deux pas de son objectif. Sans perdre son élan, il prit appui sur une palette de caisses, attrapa la descente d’eau de pluie 2 mètres plus haut, l’escalada et atteignit le toit du hangar mitoyen du bâtiment D avec une fluidité déconcertante.
Là.
Une fenêtre. Troisième niveau, encadrement de pierre grise, battant entrouvert d'une quinzaine de centimètres. Par moins dix degrés. Personne n'ouvrait une fenêtre par moins dix degrés par inadvertance.
— ATLAS: "Bâtiment D, Façade nord, fenêtre entrebâillée. Accès direct et rapide."
— MIRAGE: "Ce n'est pas dans le plan ATLAS. Peut-être un défaut de fermeture. Continue la progression."
Il grogna. Peut-être. Peut-être pas.
Il regarda la fenêtre encore deux secondes. Les nuages tenaient. Personne.
Ce n'était pas l'accès prévu. Le briefing indiquait une entrée latérale au rez-de-chaussée, vingt mètres plus loin — plus longue, plus exposée. Et depuis sa position, il voyait le lampadaire défaillant qui clignotait juste au-dessus. Éteint, rallumé, éteint. Un rythme aléatoire qui transformait l'angle d'entrée en zone de lumière intermittente.
Imprévisible. Ingérable.
La fenêtre, c'était moins de temps à découvert. Moins de bruit. Moins de chance de croiser quelqu'un qui n'était pas dans les plans.
— ATLAS:"J'ai un créneau, je le prends."
Il sauta.
Ses mains — les paumes d'abord, les doigts se refermant sur le rebord de pierre avec la précision d'un étau — accrochèrent l'encadrement à deux mètres cinquante de lui. Les bras encaissèrent le poids sans fléchir, les muscles des épaules et du dos se contractant en une seule traction fluide, et il se hissa — les épaules passant l'encadrement en premier, le corps suivant en torsion contrôlée, les orteils trouvant le rebord une fraction de seconde avant qu'il disparaisse entièrement à l'intérieur.

Il atterrit sans bruit. Se redressa dans une semi-obscurité. Il attendit.
Cinq secondes.
Dix.
Rien.
La pièce sentait le métal froid. Et autre chose — chimique, presque pharmaceutique, sans source visible. Il nota ça en premier.
Puis le reste. D'après les plans, il était dans une salle de stockage d'archives. Murs standard, équipements de bureau, mobilier de classement. Ce qu'il avait devant lui : du béton brut, des murs deux fois trop épais, un sol sans revêtement, aucun équipement. Rien de ce qui était censé être là.


La pensée arriva froide et nette. Ce n'était pas une salle d'archives. Ça ne l'avait jamais été.
Il posa son doigt sur l'oreillette et ouvrit la bouche pour appeler Vex.
Les volets tombèrent.
Des plaques d'acier qui claquèrent simultanément dans leurs glissières — un son énorme, définitif, qui se répercuta contre les murs de béton. La fenêtre et les deux issues latérales qu'il n'avait pas encore eu le temps de localiser. Condamnées.
Il pivota. Trois secondes de calcul pur : acier épais, mécanisme externe, charge nécessaire pour fracturer, charge qu'il n'avait pas.
— ATLAS: MIRAGE. Je suis piégé. Bâtiment D, niveau trois.
Silence.
— ATLAS: MIRAGE !
Rien. L'oreillette grésillait faiblement.
Les gyrophares s'allumèrent.
Quatre, un à chaque angle du plafond, rouges, qui se mirent à tourner — lentement d'abord, puis avec un rythme régulier, hypnotique, découpant l'obscurité en tranches d'écarlate et de noir dense. L'odeur chimique s'intensifia d'un coup. Pas de source visible. Pas de bruit de diffusion. Juste une présence soudaine dans l'air, une épaisseur nouvelle qui se posait sur la langue et dans les poumons.
ATLAS retint sa respiration — trop tard, probablement. Il le savait.
Il sentit la chaleur en premier. Derrière les yeux. Aux jointures des mâchoires. Une montée lente, sourde, qui n'avait rien à voir avec le froid dehors. Son champ de vision changea imperceptiblement — les contrastes plus tranchés, les ombres plus profondes, le rouge des gyrophares plus saturé, presque douloureux. Quelque chose dans son cerveau venait de changer de mode.
Puis il entendit les pas.
Lourds. Multiples. Des impacts de semelles sur le béton, le cliquetis d'armes prêtes à ouvrir le feu, qui convergeaient vers cette pièce avec la méthodologie froide d'une opération préparée. Il estima sept hostiles en approche. Peut-être huit.
La porte qu'il n'avait pas repérée au fond de la pièce s'ouvrit à la volée.
Ils entrèrent en formation — des loups de l’Union en équipement lourd, armés, qui balayaient la pièce de leurs lampes torches avec une précision d'entraînement. Quatre à gauche, quatre à droite. ATLAS ne bougea pas.


Il évalua les distances, les angles, aucune couverture dans cette pièce nue. Les lampes tactiques le trouvèrent immédiatement. Des ordres furent aboyés dans une langue qu'il connaissait. Il n'avait pas d'issue.
Mais ATLAS ne les regardait plus.
Dans l'alternance rouge et noire des gyrophares, quelque chose était apparu derrière les gardes et se tenait immobile, là où l'ombre était la plus dense. Une silhouette.
Massive.
Elle semblait le fixer en retour. Elle n'avait pas bougé depuis le début. Elle attendait, avec la patience absolue des prédateurs qui ont déjà gagné avant que la proie ne comprenne que la chasse a commencé. Les soldats ne l'avaient pas vu. Ils encerclaient ATLAS et lui intimaient de se mettre à genoux les mains sur la tête.


Pour la première fois depuis longtemps — depuis une nuit de boue et de sang dans les jungles du Cartel, quand il avait encore seize ans et que son monde n'était pas encore régi par la Fédération — il eut la certitude absolue qu'il allait mourir.
La tension était à son paroxysme. La lumière rouge des gyrophares pulsait.

Un nuage de fumée dense envahit la pièce en une seconde. Quelque chose roula sur le béton dans la seconde qui suivit — un son familier, métal sur sol dur, rotation rapide. Il identifia le son avant de voir l'objet. Son cerveau dit grenade. Son corps réagit en conséquence — il n'eut pas le temps de chercher d'où elle venait, pas le temps de se jeter au sol correctement, pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre que de comprendre ce que ce son signifiait. Soudain, la silhouette fonça dans leur direction.
Puis tout devint noir.


Il revint à lui par couches.
D'abord le froid. Le béton contre sa joue, une morsure sèche et précise qui remonta le long de la mâchoire jusqu'au crâne. Puis une douleur sourde, diffuse, qui n'avait pas de centre précis — partout et nulle part, comme si son corps avait été secoué et remis en place approximativement. Puis les odeurs. Le métal chaud, entêtant. L'âcre de quelque chose de brûlé. Et autre chose, une odeur organique, lourde, qui collait à l'arrière de la gorge.
Il écouta.
Silence. Un silence différent de celui du dehors — pas cotonneux, pas neigeux. Celui-là était épais. Définitif. Le silence des pièces où il ne se passerait plus rien.
Il ouvrit les yeux.
La lumière grise de l'aurore filtrait par les fenêtres, les volets d'acier relevés.
Il était allongé sur le flanc, partiellement recouvert. Il y avait du poids sur lui — une jambe, un bras, ce qui avait été un torse. Il se dégagea lentement, centimètre par centimètre, avec des gestes mesurés de quelqu'un qui n'est pas encore sûr que son propre corps lui appartienne encore. Il se mit à genoux. Il regarda.


Les soldats — ce qu'il en restait — étaient dispersés sur toute la surface de la pièce. Pas tués. Pas abattus au sens où il connaissait ce mot.
Démembrés est le terme qui s'imposa, clinique et insuffisant à la fois, parce qu'il ne décrivait pas vraiment ce qu'il voyait. Ce n'était pas le travail d'une arme. Ce n'était pas le travail d'une explosion. C'était quelque chose d'autre, quelque chose qui avait agi avec une brutalité organique, méthodique, absolue.
LA CRÉATURE.
Il chercha dans la pièce. Rien. Soit elle était repartie par où elle était venue, soit elle était sortie par une des fenêtres.
Il baissa les yeux vers ses mains. Elles reposaient dans quelque chose de sombre et de tiède. Il les retourna, paumes vers le haut, et les examina dans la lumière grise.
Du sang. Le sien ou pas, il ne savait pas encore. Il se redressa et prit trente secondes pour vérifier méthodiquement — membres, torse, crâne. Des contusions. Des écorchures. Il avait été projeté contre quelque chose de dur. Rien de grave. Rien de fatal.
Son arme de poing — disparue. La fumée, le chaos, la chute. Il chercha autour de lui sans insister. Son couteau de combat était toujours là.
Il analysa la scène et comprit alors pourquoi il était en vie. La fumée l'avait mis à terre. Les corps des soldats étaient tombés sur lui ou autour de lui dans les secondes qui avaient suivi — et la créature, dans le chaos et l'obscurité, ne l'avait pas vu. Un tas de chair parmi d'autres. Trop petit signal pour ce qui chassait dans cette pièce.
"Je suis vivant parce qu'elle m'a perdu de vue dans la fumée."
La neige continuait de tomber dehors, douce et indifférente, comme si rien de tout cela ne la concernait.
Il chercha son oreillette — perdue lors de la chute, quelque part sous les corps. Pas moyen de la retrouver dans ce charnier. Son regard s’arrêta sur l’une des 2 issues latérales, le mécanisme du volet forcé.
Le mécanisme avait cédé vers l'extérieur — les tiges de verrouillage arrachées de leur logement, le cadre tordu sur ses gonds. Pas une explosion. Une pression. La créature l’avait poussé de l'intérieur avec suffisamment de force soutenue pour déformer de l'acier de huit millimètres.

Il s'arrêta une seconde devant cette porte. Il tremblait légèrement — pas de froid, pas de blessure. Quelque chose d'autre. Quelque chose qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps. Quelque chose qu'il avait mis vingt ans à enterrer et que la chose dans l'ombre avait déterré en moins de cinq secondes.
La peur. La vraie.
Il regarda une dernière fois la pièce derrière lui. Puis il sortit dans le froid et dans la neige.
Ce qui s'était passé était encore flou. Ce qu'il savait, c'est qu'il était vivant. Secoué, souillé, sans contact radio — mais vivant.
Pour l'instant, ça lui suffisait...
[ FIN DE TRANSMISSION ]
1965. Guerre froide. Six blocs.
FACTION7 est le septième — celui qu'aucun traité ne reconnaît et qu'aucun service ne peut renier.
Un podcast de fiction espionnage, où chaque mission laisse une cicatrice différente de celle prévue.


LA MISSION éTAIT UNE RéCUPéRATION D'INTEL.
PERSONNE N'AVAIT MENTIONNé
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